Célèbre pour ses merveilles naturelles que sont les sommets enneigés du Kilimandjaro, le cratère du Ngorongoro, les plaines infinies du Serengeti, la Tanzanie abrite près de 130 tribus qui vivent en parfaite harmonie. Nous pouvons proposer, grâce à plusieurs programmes d’écotourisme de partir à la rencontre de certaines d’entre-elles…
Les Masaïs, le peuple noble et fier
Vêtus d’une tunique rouge, la lance à la main, les cheveux enduits d’ocre rouge, souvent tressés, les Masaîs font partie intégrante des paysages du Nord de la Tanzanie.
On les aperçoit très souvent, en compagnie de leurs troupeaux, qui constitue leur richesse, mais aussi tout au long des parcours menant aux safaris, au sein de leurs villages ou déambulant sur les marchés ou au bord des routes.
Les rites de passage des Masais suivent des règles très précises
La première étape permettra à l’enfant de devenir un Morane, un guerrier portant de longs cheveux tressés enduits de terre ocre rouge. Une cérémonie durant 4 jours a lieu tous les 12 ou 15 ans. Un ainé de la classe d’âge est désigné par les anciens (l’olaiguenani) qui aura toujours un niveau hiérachique supérieur aux autres.
Un à deux ans plus tard, les jeunes garçons devront accomplir une épreuve comme terrasser un taureau à mains nues pour montrer leur courage. Le jeune guerrier est alors circoncis et devient Morane. Il vivra alors en groupe avec ses compagnons du même âge et acquiert le droit de porter une lance et un bouclier. Il doit montrer son habileté à la chasse.
C’est au cours de la cérémonie de l’Eunoto que les Moranes peuvent accéder au statut d’aîné. La classe d’âge se choisit un chef (Olunoto) qui devra s’illustrer par ses qualités morales et physiques exceptionnelles et aura un statut juste en dessous de l’Olaiguenani mais bénéficiera d’un grand prestige et d’autorité. Confirmé par le laibon (chef du village), l’olutono se choisit alors une femme.
Les membres du groupe sont unis par des liens profonds qui existent depuis l’enfance. La solidarité et l’esprit de groupe sont puissants allant même jusqu’à disposer des femmes de chacun. Le père d’un enfant sera le mari de la femme et pas forcémment son géniteur.
Les Masaîs ne sont pas toujours très appréciés des autres tribus en raison de certaines de leurs croyances qui les conduisent à s’approprier les bêtes des autres troupeaux puisqu’ils considèrent que tous les troupeaux leur appartiennent !
Le peuple bushmen : étonnant et unique !
La tribu des Hadzabés, vit sur les rives du lac Eyasi, dans une région isolée de la vallée du Rift. Ces chasseurs cueilleurs nomades possèdent seulement des arcs et des flèches et vivent dans le plus grand dénuement ! Ils se nourrissent de petit gibier, de fruits et de racines.
Les Hadzabes vivent en petits groupes familiaux d’une vingtaine d’individus. Leur vie quotidienne est organisée autour de la chasse de petit gibier. Ils vivent aux abords du rivages mais n’ont aucun habitat construit. Leur langage ressemble à la langue à clic des bushmen du Kalahari (Bostwana). Il semble qu’ils aient vécu dans une large partie de l’Afrique sub-saharienne, du sud du Congo à la Tanzanie et de l’Angola à l’Afrique du sud et ceci bien avant les migrations des Bantous. Les bantous ont apporté le fer et des outils pour l’agriculture et peu à peu le nombre des Hadzabés a diminué.
Il est très surprenant d’approcher un peuple vivant comme les hommes de l’âge de pierre. Vous pourrez passer un moment en leur compagnie et communiquer grâce au guide qui parle leur langage. Nous pouvons également organiser dans le cadre de safaris « aventures », une journée de « chasse » en compagnie des Hadzabés sur les abords du lac Eyasi.
La tribu des Datogas
Près du lac Eyasi vit la tribu des Datogas, des pasteurs originaires de la région du Ngorongoro qui ont été chassés par les Masaïs vers le sud. Leurs troupeaux paissent autour du lac et ils ont beaucoup de points en commun avec les Masaïs même s’ils sont devenus des ennemis : leurs huttes en boue séchée sont protégées dans un village entouré d’une clôture d’épineux. Ils dansent et chantent à la manière du peuple masaï (sauts très hauts). Les hommes vivent avec plusieurs femmes dans la même hutte et ont de nombreux enfants. Les femmes sont marquées par des scarifications autour des yeux.
Lors d’un séjour au Lac Eyasi, nous proposons une rencontre avec certains membres de cette tribus. Nous visitons par exemple une famille en compagnie d’un guide local officiel pour mieux comprendre leur vie quotidienne. Nous pénétrons dans leur habitat et pouvons converser avec eux, les questionner sur leurs coutumes…
Le peuple Chagga, adaptable et entrepreneur.
Cette tribu vit sur les pentes nord du Kilimandjaro (région de Moshi) et près du Mont Meru. Avec une population estimée à 2 millions, c’est le troisième groupe ethnique en importance en Tanzanie.Ils sont gouvernés par les Mangi, leurs chefs de clan.
Connus pour leurs facilités d’adaptation, ils sont la plupart du temps cultivateurs ou commerçants. Les village Chagga autour du Kilimandjaro attribue un lopin de terre à chaque famille. On y cultive souvent du café ou des bananes.Ils sont très friands de la fameuse « bierre de banane » à base de millet et de banane fermentés (mbege). De nombreux Chaggas sont aujourd’hui chefs d’entreprise dans le tourisme, entrepreneurs dans de grandes villes.
Ils ont été le premier groupe tribal à se convertir au christianisme ce qui leur a permis d’accéder à l’éducation et la santé au même titre que les chrétiens du pays.


